Archives par mot-clé : socialisme

Séminaire “Socialismes”, 1ère séance “Socialisme et sciences sociales”, 11 décembre 2012, Université Paris Ouest

La moindre référence à la nécessité d’une transformation radicale de la société suscite  trois interrogations principales : pourquoi faudrait-il s’engager dans cette transformation, qui assumera cette lourde tâche et finalement, comment faire ? Pour répondre à la première question, le socialisme, depuis ses origines, a développé des outils originaux, que les sciences sociales lui ont du reste souvent emprunté. À la deuxième question, héritée de l’expérience de la révolution française, il répondit le peuple, et à la troisième, l’association. Mais ce socialisme fut changé plus vite que la société qu’il était censé transformer. Et nombreux sont ceux qui estiment aujourd’hui que le socialisme est passé de l’utopie des débuts à une réalité qui l’a invalidé, et qu’il a désormais terminé sa carrière révolutionnaire dans les poubelles de l’histoire.

Ce constat, ainsi que l’unité prétendue des théories et des pratiques socialistes sur lequel il s’appuie, n’a cependant rien d’évident. On notera tout d’abord que le vocable « socialisme » n’a jamais cessé de se manifester dans la phraséologie politique, quoique sous des acceptations distinctes (partis socialistes, internationale socialiste, gauche socialiste, socialisme révolutionnaire, etc.) qui toutes entretiennent des rapports pour le moins problématiques au « socialisme réel » et à la réalité du capitalisme contemporain. Si le vocable de « socialisme » a fait l’objet d’une double dévaluation, suite à la chute et à la condamnation du « socialisme réellement existant », d’une part, et à l’intégration consommée des partis sociaux-démocrates à la gestion du capitalisme, d’autre part, c’est donc, plus profondément, que l’idée de socialisme, non moins que la réalité du capitalisme, est aujourd’hui entrée en « crise ». C’est dans ce contexte que nous proposons d’interroger la pluralité des théories, pratiques et forces sociales qui se sont pensé ou se pensent encore comme socialistes. En ce sens, il paraît pertinent de ne pas considérer que « le socialisme a échoué » ou que « le socialisme a évolué », mais plutôt d’envisager la manière dont les définitions et les pratiques de socialismes pluriels et irréductibles les uns aux autres n’ont cessé de se transformer, y compris dans les deux dernières décennies.

Dans cette perspective, il est possible d’interroger à nouveaux frais les grandes questions qui n’ont cessé de préoccuper et de diviser les traditions socialistes: « Le socialisme » doit-il s’appuyer sur une transformation ou une abolition du capitalisme, de la propriété privée, du marché, peut-il être républicain, est-il nécessairement collectiviste,  réformiste ou révolutionnaire, étatiste ou anarchique, individualiste ou holiste, réaliste ou utopiste ? On ne saurait cependant s’en tenir à une confrontation ou à une redéfinitions des différentes formes de socialisme. A être trop préoccupés par son -isme, le risque est grand, en effet, d’oublier son radical: le social. Or ce dernier ne peut se comprendre dans sa seule forme verbale, la société étant avant tout constituée par des actions, par la mise en connexion, l’association et la conflictualité pratiques d’individus et de collectifs.

Plutôt, donc, qu’à une redéfinition du socialisme ou à la promotion d’une nouvelle pratique politique, ce séminaire vise donc à interroger, à travers l’analyse de concepts et de pratiques concrètes, passées ou actuelles, cette pratique de l’expérimentation, de la mise en association et de la coopération sociales qu’ont cherché, et continuent à chercher, les différentes formes de socialisme.

Ce questionnement devra certes s’appuyer sur les socialismes du XIXe siècle, afin de pouvoir dégager les éléments qui pourraient contribuer à la reconstruction du débat social et à la possibilité d’actualiser les problèmes et les concepts politiques promus par les socialismes. Ceux-ci semblent toujours avoir posé la question sociale sur son terrain naturel, celui de l’expérimentation. Ce sont d’ailleurs le plus souvent des expérimentations socialistes qui se sont trouvés à l’origine des outils dont bénéficie aujourd’hui la société civile et ouvrière. Les coopératives, le syndicalisme, les mutuelles, la gratuité du crédit, la bourse du travail, l’éducation populaire,  autant d’outils qui se sont construits au sein des traditions socialistes et qui visent à l’amélioration immédiate de la situation matérielle des dominés. La connaissance, la problématisation et l’évaluation de ces cadres (sociaux, politiques et juridiques) d’action, dont l’histoire et l’actualité sont souvent méconnus ou méprisés, nous paraissent ainsi à même de préciser et d’enrichir nombre de débats contemporains (souvent byzantins) sur la démocratie.

Le questionnement collectif de la pluralité des théories, des traditions et des pratiques socialistes, pourrait ainsi inviter à élaborer, loin d’une illusoire formule de fusion, des instruments de description et de critique de cette richesse théorique et pratique, et contribuer ainsi à la recherche d’un nouveau paradigme social qui, en ce moment historique crucial, semble être urgent. C’est pour cela que nous proposons, non pas de définir le socialisme, mais de parcourir les socialismes, dans la perspective, s’il nous est permis de proposer un tel horizon à ce séminaire, de constituer collectivement les éléments d’une « critique de la raison socialiste », qui nous semble indispensable aujourd’hui.

Ce séminaire aura lieu tous les mois, à partir de décembre 2012, et fera alterner des séances thématiques et des séances de discussion sans programme. Ce séminaire est ouvert à tou-t-es.

Séminaire organisé par les laboratoires Sophiapol (Université Paris Ouest) et Logiques de l’agir (Université de Franche-Comté)

Comité d’organisation :
Robert Damien

Frédéric Brahami
Alexis Cukier
Nikos Maroupas
Frédéric Monferrand

 

Première séance du séminaire
Socialisme et sciences sociales (I) : La fabrique du social

Date:
Mardi 11 décembre 2012, 14h – 17h

Lieu:
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
bâtiment T, salle T237
Comment venir ? par le train et le RER
Plan du campus de Paris Ouest Nanterre La Défense

.

Programme

Frédéric Brahami (UFC, Logiques de l’agir) : L’émergence conjointe des sciences sociales et du socialisme français

Pierre Crétois (Lyon-II, Lire) : Durkheim et son influence sur le socialisme

Thomas Boccon-Gibod (Université Paris Ouest, Sophiapol) : Le socialisme juridique à l’orée du XXe siècle

Discutant : Christian Lazzeri

 

 .

 

Nouvelle publication : Jean Jaurès, “De l’éducation”

Présentation (par l’éditeur):
« Les éducateurs du peuple ne feront une œuvre pleinement efficace que lorsqu’une philosophie politique et sociale réglera et animera leur effort d’éducation. Or, le socialisme, de quelque façon qu’on le juge, est tout à la fois une grande idée et un grand fait. C’est un grand fait, puisqu’il groupe dans le monde entier des millions de travailleurs dont l’action se développe sans cesse sur les gouvernements et les sociétés. C’est une grande idée, puisqu’il propose aux intelligences et aux consciences une organisation des rapports humains qui éliminerait, avec la misère, l’ignorance et la dépendance, et qui, pour reprendre une forte expression scolastique, ferait passer l’humanité “de la virtualité à l’acte”. » J. J.

Jean Jaurès est surtout connu pour le rôle qu’il a joué dans l’histoire du socialisme français, de l’Affaire Dreyfus à ses plaidoyers pour la paix en passant par ses efforts d’unification du mouvement socialiste. Sa réflexion sur l’éducation est moins souvent évoquée.

La présente anthologie réunit les principaux discours que Jaurès a consacrés à l’école et offre l’occasion de lire de nombreux articles écrits pour les enseignants, jamais réédités depuis près d’un siècle. Elle introduit à une véritable philosophie politique de l’éducation, républicaine et socialiste.

Édition établie par Catherine Moulin, Madeleine Rebérioux, Gilles Candar, Guy Dreux et Christian Laval.

 

Informations techniques :
Éditeur : Éditions du Seuil
Date de parution : 04/10/2012
Collection : Points Essais
ISBN : 2757831593
Nombre de pages : 400 pages
Prix : 8 € TTC

 

Discussion par Étienne Balibar du livre de Jacques Bidet “L’ÉTAT-monde”, 5 mai 2012, Paris Ouest

Le Sophiapol organise une rencontre avec Etienne Balibar et Jacques Bidet pour discuter de la dernière publication de celui-ci, L’ETAT-monde. Libéralisme, socialisme et communisme à l’échelle globale (PUF, 2011).

Continuer la lecture de Discussion par Étienne Balibar du livre de Jacques Bidet “L’ÉTAT-monde”, 5 mai 2012, Paris Ouest

Nouvelle publication : Cahiers Castoriadis n°7, Socialisme ou Barbarie aujourd’hui, sous la direction de Sophie Klimis, Philippe Caumières et Laurent Van Eynde

L’histoire du groupe «Socialisme ou Barbarie» ressemble à celle de toutes les avant-gardes : extrêmement isolé durant son existence (1949-1967), il est devenu quasi-mythique aujourd’hui sans que son apport théorique soit mieux connu. Ses analyses de la bureaucratie n’ont guère été lues par les courants de la gauche critique, et s’il a influencé la mise en cause du marxisme dans le champ intellectuel français à la fin des années 1970, c’est au prix d’une dénaturation profonde de ses idées dans la mesure où elle n’avait comme objectif que de dénoncer le totalitarisme communiste, passant sous silence ses critiques du capitalisme.
S’il paraît impossible de saisir la part exacte qui revient à Castoriadis dans ces influences, du moins peut-on cerner son apport comme penseur original en tâchant de prendre la mesure des spécificités de son oeuvre par opposition à celles de ceux qui l’ont côtoyé. Une chose, en effet, est l’accord sur l’analyse des systèmes bureaucratiques – qu’ils soient staliniens ou capitalistes -, une autre les propositions concrètes et les affirmations positives que l’on peut en tirer.

Un des objectifs de ce Cahier n°7 est de contribuer à permettre à chacun de mesurer ce que fut réellement leur importance.

 

Table des matières

Avant-propos: “Castoriadis sur l’agora philosophique. L’influence de Socialisme ou Barbarie sur la pensée française de l’après-guerre”,  par Philippe Caumières.

Première partie. Analyses.
“Révolutionnaires et réformistes face au marxisme”, par Bernard Quiriny.
“Le désordre contre l’organisation: sur les divergences théoriques entre Lefort et Castoriadis à l’époque de Socialisme ou Barbarie”, par Antoine Chollet.
“Socialisme ou Barbarie et la philosophie du différend chez J.F. Lyotard”, par Amparo Vega.
“Retour critique sur Socialisme ou Barbarie. Repenser la perspective d’émancipation”, par Fabien Delmotte.
“Castoriadis et Ellul: quelle technique pour le projet d’autonomie?”, par Patrick Marcolini.

Deuxième partie. Témoignages.
“Militer”, par Daniel Ferrand.
“Le groupe Socialisme ou Barbarie. Notes sur une expérience personnelle”, par Daniel Blanchard.
“Socialisme ou Barbarie et les femmes”, par Helen Arnold.
“Sur l’influence de Socialisme ou Barbarie et, inévitablement, sur Castoriadis”, par Enrique Escobar.

 


Informations techniques:
réf : G133 – 2012 (240 pages)
Publications des Facultés universitaires Saint-Louis
ISBN : 978-2-8028-0208-2.
38 €

4e Soirée-débat:Avis de recherche! La gouvernementalité socialiste, 20 mars 2012, Paris

Erro, Intérieur américain numéro 7 (1968)

La quatrième séance du séminaire “Avis de recherche! la gouvernementalité socialiste”, qui est organisé sous forme de soirées-débats recevra Pierre Dardot et Christian Laval. Leur conférence s’intitule : Saint-Simon et Marx : gouvernement des hommes et administration des choses. Continuer la lecture de 4e Soirée-débat:Avis de recherche! La gouvernementalité socialiste, 20 mars 2012, Paris

Soirée-débat:Avis de recherche ! La gouvernementalité socialiste, 31 janvier 2012, Paris

Erro, Intérieur américain numéro 7 (1968)

La première séance du séminaire “Avis de recherche! la gouvernementalité socialiste”, qui est organisé sous forme de soirées-débats recevra Laurent Jeanpierre et Luc Boltanski.

 

Date :
mardi 31 janvier 2012, 19h-21h

Lieu:
Le lieu-dit
6 rue Sorbier
75020 Paris
01.40.33.26.29
Accès : métro Ménilmontant (ligne 2) ou Gambetta (ligne 3) ; bus n°96

Contacts :
Isabelle Bruno
Arnault Skornicki

 

Présentation

Dans une formule provocatrice, Michel Foucault estimait « qu’il n’y a pas de gouvernementalité socialiste autonome » ; il en concluait que cette gouvernementalité, « il faut l’inventer ». Y a-t-il un art socialiste de gouverner? Comment penser ensemble l’émancipation socialiste et les impératifs de l’organisation? Le socialisme ne signifie-t-il pas, par essence, l’extinction de la politique et des rapports de pouvoir? Ou, à l’inverse, la tradition socialiste, de la Commune de Paris à Porto Alegre, de Flora Tristan à Evo Morales, n’est-elle pas riche de réflexions et pratiques autour de nouvelles manières de conduire les hommes – jusque dans ses échecs les plus notables?

Réinterroger la réalité et la possibilité d’une politique du socialisme qui ne soient ni celle de la bureaucratie d’État ni celle d’un libéralisme tempéré, telle est l’ambition de ce séminaire qui se tiendra au Lieu-Dit, de janvier à juin 2012. Avec des historiens, sociologues, militants, philosophes ou économistes, le public est invité à échanger librement sur les questions suivantes : une gouvernementalité socialiste est-elle possible? Et si oui, à quoi pourrait-elle bien ressembler?

Au-delà de la campagne électorale qui battra son plein, dans un contexte de crise globale historique et de renouvellement des formes de mobilisation sociale, ces soirées-débats seront l’occasion d’aller plus loin que la critique du néolibéralisme, en (re)découvrant collectivement les réalités et les virtualités du socialisme et de sa politique.

Voir la présentation détaillée de “Avis de recherche! La gouvernementalité socialiste” (pdf, 5 pages) par Isabelle Bruno et Arnault Skornicki.

 

Calendrier 2012 (les mardis de 19h à 21h au Lieu-Dit)

  • 31 janvier : Laurent Jeanpierre & Luc Boltanski
  • 14 février : Michelle Riot-Sarcey
  • 6 mars : Yves Cohen
  • 20 mars : Pierre Dardot & Christian Laval
  • 3 avril : Yves Citton & Frédéric Lordon
  • mai-juin (dates à préciser) : séance(s) de débats entre militants sur les modes d’organisation (collectifs, mouvements, partis,
  • syndicats, etc.).

Certains textes seront disponibles en ligne sur le site du Lieu-Dit.

Nouvelle publication : “L’ÉTAT-monde. Libéralisme, socialisme et communisme à l’échelle mondiale”, de Jacques Bidet

 A lire comme on lit un roman policier : comme une analyse complexe mais systématique qui vous entraîne là où vous ne voudriez pas aller. L’argumentaire met aux prises philosophes (Spinoza, Kant, Hegel, Althusser, Derrida, Habermas, Honneth), historiens du moderne (Brenner, Meiksins Wood) et du global (Wallerstein, Arrighi, Sassen), Schmitt, Bourdieu et Foucault. Il fait apparaître qu’émerge, derrière notre dos, un État-monde de classe articulé au Système-monde impérialiste. Une anti-utopie, donc. Une thèse réaliste, qui n’est pas celle d’un État mondial.

Ou bien comme on lit un recueil de nouvelles liées les unes aux autres : comme autant de mises en perspective du même sujet. On peut ainsi scruter chaque chapitre pour lui-même. Les uns s’adressent aux économistes, d’autres aux sociologues, aux politologues, d’autres aux féministes, aux altermondialistes, aux théoriciens du discours, aux chercheurs du postcolonial, d’autres encore aux historiens, juristes ou géographes. Ils prennent chaque destinataire sur son terrain «scientifique» particulier. En y impliquant chaque fois le philosophe, c’est-à-dire aussi le citoyen.

Il n’y a qu’une seule idée, un seul paradigme : une théorie. Il s’agit bien sûr de transformer le monde, mais en commençant par le comprendre, là où Marx a en partie échoué. C’est donc aussi une refondation du marxisme qui est proposée.

Ce livre est le quatrième d’un ensemble publié aux PUF – Que faire du Capital ?, 1985, Théorie Générale du droit, de l’économie et de la politique, 1999, Explication et reconstruction du Capital, 2004 – qui a fait l’objet de traductions en une dizaine de langues étrangères.

Jacques Bidet est professeur émérite à l’Université de Paris Ouest, directeur honoraire de la revue Actuel Marx.

PODCASTS :
Vous pouvez ré-écouter la rencontre (5 mai 2012) entre Étienne Balibar et Jacques Bidet autour de “L’État-monde” : http://sophiapol.hypotheses.org/11834

 

Table des matières
.

Introduction : une hypothèse pour « l’histoire globale »

Première partie : philosophie

Chapitre 1. L’héritage contrasté des marxismes classiques
Aux philosophes, aux citoyens, aux marxistes

Chapitre 2. Esquisse de la refondation proposée
Aux philosophes, aux économistes, aux lecteurs et interprètes du Capital

Chapitre 3. L’État-nation dans le Système-monde : modernité et barbarie
Aux philosophes, aux  anthropologues, aux juristes

 
Deuxième partie : sociologie

Chapitre 4. Classes, partis et mouvements : domination et émancipation
Aux philosophes, aux sociologues, aux politologues

Chapitre 5. Classe, « Race »,  Sexe : Rapports sociaux consubstantiels ?
Aux philosophes, aux féministes, aux altermondialistes

 Chapitre 6. Idéologies, utopies et cryptologies
Aux philosophes, aux théoriciens du langage et de la culture


Troisième partie : histoire

Chapitre 7. Aux commencements de la modernité sociopolitique : débat historiographique autour de la commune italienne
Aux philosophes, aux historiens, médiévistes, modernistes et globalisme

Chapitre 8. Au terme territorial de la modernité : l’imbroglio entre Système-monde et État-monde
Aux philosophes, aux géographes-économistes-politologues du global

Chapitre 9. Le communisme, critique du socialisme
Aux philosophes, aux citoyens


Informations techniques :
Editeur : PUF
ISBN : 978-2130584766
27 euros
312 pages
Paru le 30 novembre 2011
.

.

Séminaire 2010-11 “Du public au commun”, Paris, programme et site internet

Contribuer à frayer de nouvelles voies à la pensée sociale et politique, telle est l’ambition du séminaire « Du public au commun » qui se tient en 2010-2011 à Paris. Le défi n’est pas mince. La logique néolibérale de privatisation et de concurrence s’est épanouie sur les ruines du « socialisme » et du « communisme » dans leurs expressions historiques étatiques. Qu’il ait été dicté par la résignation ou par le calcul, le consentement à cette logique a conduit à la destruction de toute opposition consistante. Lui opposer les morceaux dépareillés des « systèmes » idéologiques et théoriques anciens relèverait d’une impasse historique. En particulier, il serait stérile de s’enfermer dans une posture de « défense des services publics » qui condamnerait à camper sur une position purement défensive. La crise actuelle du système capitaliste nous impose d’ouvrir une alternative qui soit à la hauteur de ses enjeux et qui permette à la gauche de reprendre l’offensive sur le terrain des idées..

Ce séminaire est organisé par le  Collège International de Philosophie et l’Université de Paris 1 – Maison des Sciences Economiques...

Coordination : Saverio Ansaldi, Serge Cosseron, Pierre Dardot, Patrick Dieuaide, Nicolas Guilhot, Giorgio Griziotti, Christian Laval, Jason Francis Mc Gimsey, Jean-Marie Monnier, Antonio Negri, Elicio Pantaleo, Bernard Paulré, Franck Poupeau, Judith Revel, Carlo Vercellone
.
Retrouvez sur le site du séminaire :

  • une présentation détaillée du projet
  • les contributions pour les séances
  • des enregistrements audio des séances
    .

Lieu des séances :

Maison des Sciences Economiques
salle 114
106, bd. de l’Hôpital
75013 Paris
M° Campo-formio

.
Programme des séances :

3 novembre 2010 – « Passer du public au commun » avec Pierre Dardot et Antonio Negri
15 décembre 2010 – « Produire de la subjectivation, produire du commun » avec Judith Revel et Franck Poupeau
19 janvier 2011 – « Association et communauté » avec Christian Laval et Pierre Dardot
9 février 2011 – Discussion collective
9 mars 2011 – « Droit du commun », détails à venir
6 avril 2011 – « Une économie politique du commun » détails à venir
11 mai 2011 – « Réseau et commun » détails à venir
8 juin 2011 – Discussion collective
.
.